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merosa civitate est vox iamen una in commune exultan-tiwnfausta,felicia,fortunata omnia tibi beneprecantium urbem ingressus. Quod est publiee lelitie manifestum ar-gumentum et evidens testimonium, videbis referta tecta atque laborentia; ac ne eun, quedam vaccantemlocum qui non nisi suspensum et instabille vestigium capit turbam miscelaneam, plerosque columnis implexos, alios a statuts dependulos, nonnullos per fenestras et laqueariam semi-conspicuos, miro omnes visendi studio cireonfusos, salutis periculla négligentes; opletas undique vias, angustum tra-miteni relictum tibi; alacrem bine indé populum; par ubique gaudium, pacem, clamorem.
Hec cum dico, succurit olim dictum quod ad presens sic vertere placuit :
Undique visendi studio Trojana juventus
Circumfusa mil Reginaldo occurere Paulo
Dum Certant, veslemque manu contingere gaudent.
Juvat, ora tueri, Pole, tua. Urbs ipsa., si fieri posset, per se, pro se, verba faceret; si pedes ire, veniret ad te, hue accederet, officii gratia procederet obvia. Quod quam naturâ non sinit, nos a te publiee ne sil quum celebre-mur, gratissimo, honnestissimo munere fungeremur, in quo totius civitatis vocem impleremus, gratullamur.
Igilur tibi publiee Urbis Eterne nostro nomine, uti equidem bonum. est, congralulentur, quodquod rem pu-bicam christianam salvam esse cupiunt, quicumque in nostra potestate sunt posita omnia policemur. Damus"' fidem cives nostros nulla in re, quecunque sors contigerit, a Sedis Apostolice dignitate, religione, auctoritate de-tuturos. Si quid est quod, vel tua vel amicorum legationis tue comitum aut eorum omnino qui tibi adsunt vel ad-parent causa, amplius/accre possumus, labor est taus jussisse.
Dilata os tuum, el imphbimus illud quod superest.
Servet te Deus, adsit illustribus consiliis, honestis cogi-lationibus tuis. Nulla salus beIlo; inquire pacem et perse-quere -eam. Deus perfugium nostrum et virtus. Quod ad nos, respiciente faciem non advertante, non timebimus, dum turbabitur terra et transferantur montes in cor maris. Angelis suis mandet custodiat te in omnibus viis luis.
DixiW.
DE PARIS.
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Après, vint la .Court de Parlement vestuz de leurs robbes noires, qui luy feist aussi la reverence comme ilz ont acoustumé.
Puis pour solempniser lad. entrée, le clergé, assavoir les Quaire Mendians, les chappellains des parroisses, et eglises caledrales qui estoient venuz les premiers au devant dud. S-r, commencerent a- mar­cher devant.
Après, marchoit la trouppe de lad.Vi''.e en l'ordre dessusd, jusques à lad. porte Sainct Jacques, qui avoit. esté tendue de tappisserye, où estoient les maistres de la Drapperie qui tenoient led. ciel pour en couvrir led. Legat a son entrée à lad. ville; ce qu'ilz feirent, et le porterenl jusques à Sainct Estienne des Graiz où la prindrent les maistres de l'Espicerye. Et aud. lieu luy fut faict une harengue par le recteur de l'Université de Paris, ainsi qu'il est acoustumé.
Ce faict, lesd, maistres de l'Espicerye porterent led. Legat (sic) jusques à Sainct Benoist, où estoient les maistre et gardes de la Mercerye qui le prin­drent et le porterent jusques à Sainct Yves, où estoient les maistres de l'Orfaverye qui le prin­drent et le porterent jusques à l'Hostel Dieu, où estoient les maistres de la Bonneterye qui le prin­drent et porterent jusques devant le portail de l'eglise Nostre Dame de Paris, auquel lieu mesd. S" de la Ville estoient allez devant, où ils trouverent Mess" du Chastelet de Paris, ausquelz mond. Sr le Prevost des Marchans, suyvant l'ordonnance de lad. Court, pria mesmes au commissaire Villemart qu'ilz eussent ai commander à leurs sergens et aider aux archers de lad. Ville à garder led. ciel sain et entier, et qu'il ne fut deschiré et emporté comme on avoit acou­tumé de faire.
Le ciel emporté par les sergens du Chastelet.
Mais à l'arrivée dud. Legat en lad. Eglise de Paris, lesd, sergens du Chastelet qui avoient esté commis pour garder led. ciel du consentement de lad. Ville, au lieu de le sauver et garder pour icelle, le prin­drent et emporterent en l'eglise SainctLiefroy où est
' O Cette harangue est farcie-, selon le goût de l'époque, de citations empruntées aux auteurs tant sacrés que profanes. La plupart de ces centons n'ont pas assez d'importance pour mériter d'étre signalés en soi ; on reconnaît d'ailleurs facilement les membres de vers que l'orateur emprunte à Virgile ou à Ovide, pour les enchâsser dans la trame de son discours. Dans cet ordre d'idées nous ne relèverons spécialement que le passage inspiré par le récit d'Enée à Didon au second livre de YEnéide : Undique visendi studio.. . . Quant aux citations de l'Ecriture sainte, elles appartiennent toutes au Psautier : Psalm. lx xx, 11 : Dilata os tuum, et implebo illud. Psalm. xlv, a : Deus noster refugium et virtus. Psalm. xly, 3 : Non timebimus dum. . . et iransferentur montes. . . Psalm. xc, 11 : Angelis suis mandavit de te, ut cuslodiant... — Les nombreuses fautes qui déparent ce morceau d'éloquence doivent indubitablement être imputées à l'ignorance ou à l'incurie du scribe.
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